Xénogreffes : l’humanité à corps perdu ?

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2022 : des chirurgiens réussissent à implanter un cœur de porc génétiquement modifié chez un patient. Si pour les uns, cette opération, dite xénogreffe, ouvre des perspectives pour soigner certaines pathologies ; pour d’autres, elle franchit d’importantes limites.

© Pierre Samson

Vivre avec le cœur d’un porc génétiquement modifié. C’est presque envisageable depuis qu’une équipe américaine de l’Ecole de médecine du Maryland a réussi une opération de xénogreffe chez un patient, début janvier 2022, toutefois décédé deux mois plus tard. Néanmoins qualifiée de prouesse technologique, cette transplantation inter-espèces suscite bien des espoirs, dans un contexte de pénurie d’organes, mais également une foule d’interrogations, éthiques notamment, au regard des limites qu’elle abolit.

Ainsi, qu’elles soient biologiques, inter-espèces, morales, juridiques, économiques ou philosophiques, les xénogreffes bousculent un certain nombre de frontières, redessinant les contours du corps humain et des autres êtres vivants. Quelles sont-elles ? Quelles bornes fixer à l’expansion du corps humain ?

Avec

Olivier Bastien, ancien directeur Prélèvement Greffe organes-tissus à l’Agence de biomédecine ;

Thierry Gesson, Président de Midi Cardio Greffes Occitanie, Vice-président de Fédération France Greffes Cœur Poumons ;

Jean-Michel Besnier, philosophe, ancien membre du Comité d’éthique du CNRS et du Comité d’éthique et de précaution de l’INRA et de l’IFREMER (Comepra), de 2002 à 2007

Fabien Milanovic, sociologue, Sup’Biotech.

Cette rencontre-débat appartient au cycle Borderline, une série de podcast coproduits par la Mission Agrobiosciences-INRAE et le Quai des savoirs