Nos futurs ensemble : quelle place pour les sciences dans les sociétés de demain ?

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Quelles seront les places des sciences et des scientifiques en France et dans le monde dans 30 ou 50 ans ? Comment se feront les recherches ? Verra-t-on de nouvelles disciplines ? La “révolution” quantique aura-t-elle lieu, avec de nouvelles applications et technologies qu’on n’imagine même pas aujourd’hui ? Et quelles évolutions pour la médecine, la santé, l’environnement ? Est-ce que l’agro-écologie aura remplacé l’agriculture conventionnelle afin de permettre enfin la réduction – et même la disparition – des pesticides ? Allons-nous réussir à ralentir l’érosion de la biodiversité et atteindre réellement la neutralité carbone ? 

On peut aussi se demander qui aura accès aux nouveaux savoirs et comment ?  Alors que la diffusion de fausses informations et de fake news dopées à l’IA brouille la notion même de réel, comment garantir que les savoirs restent communs et partagés, et que les voix des scientifiques continuent à se faire entendre et surtout être écoutées ? 

Dans les années à venir, les sciences et les technologies peuvent jouer des rôles déterminants dans la construction des futurs désirables, sous certaines conditions. D’abord, les sciences doivent rester ouvertes, citoyennes, accessibles et enseignées dès le plus jeune âge, sur tous les territoires. La science ouverte favorise la collaboration et l’accès aux données. Les recherches participatives renforcent l’implication et la confiance des citoyens dans les savoirs. 

A la recherche des futurs désirables

Ensuite, le développement de l’IA mérite d’être discuté collectivement. Face à l’accélération en cours, des questions de fond émergent, tant sur la transformation – voire la disparition – de nombreux emplois, les impacts sur notre libre-arbitre et nos capacités cognitives, que sur la captation des ressources en eau et en énergie pour faire tourner les immenses data-centers. Alors que ces ressources sont en voie de raréfaction, comment anticiper au mieux un développement durable ? 

Enfin, face aux défis globaux (climat, santé, énergie), dans certains pays, des scientifiques se voient refuser des financements pour des raisons politiques. Des programmes de recherche entiers sont abandonnés quand ils ne correspondent pas à l’idéologie du pouvoir en place ; les Etats-Unis d’Amérique ont ainsi cessé d’alimenter les bases de données mondiales sur le changement climatique. Les sciences et les scientifiques doivent être défendues, pour ne pas sombrer dans un déni de réalité. 

C’est autour de ces thèmes de recherche et de ces questions que nous construisons le programme du festival Lumières sur le Quai, qui se déroulera du 17 octobre au 1er novembre 2026. A travers des rencontres-discussions avec des scientifiques, des auteurs et autrices de science-fiction, des comédiennes et des réalisateurs, et des rendez-vous pour des ateliers de création, des performances, des projections et des installations artistiques, nous vous invitons pendant 15 jours à imaginer, de manière festive, nos futurs ensemble !


Image d’en tête : Umeshu Lovers